l'écurie western

Travail du cheval

Jusqu’à 2017, Red Spring n’a pas pris de chevaux en pension, à l’exception des poulains en croissance vendus à des propriétaires, de sorte à ce qu’ils bénéficient des meilleures conditions pour grandir : troupeau, grands espaces. La taille actuelle du ranch permet aujourd’hui de prévoir d’accueillir quelques pensionnaires. 6 places en boxes 10 places en petits paddocks (abri 15m2 et 40 m2 de « terrasse ».) Places au pré Avec toutes les possibilités de mixer en fonction des besoins du cheval.

Le bien-être du cheval, pour le plus grand bien du cavalier, est notre priorité. Si vous avez en tête de garder votre cheval au box H24, il vaut mieux chercher un autre endroit. Les chevaux au boxe seront sortis tous les jours, quel que soit le temps, sauf exception climatique. Aux beaux jours, nous donnerons la priorité aux chevaux dont les propriétaires acceptent l’idée de voir leur cheval passer le plus clair de son temps en pâture, tout au moins en grand paddock (environ 20 m X 150 m), sauf nécessité médicale ou autre. Avec votre accord, votre cheval sera mis en présence d’autres chevaux, afin d’avoir une vie sociale équilibrée. Un ou plusieurs congénères, avec qui il s’entend bien. La surveillance est quotidienne et complète (vérification de chaque cheval de la tête au pied, mouvement), les clôtures sont en ruban électrique ou fil lisse, l’eau amenée par des abreuvoirs hors gel automatiques ou dans des bacs bien entretenus et propres, des abris dans les parcs où cela s’avère nécessaire (parc d’hiver entre autres) et où les sous-bois sont insuffisants. A votre demande, le cheval sera couvert, complémenté, et autres services à la carte. Un club house est à votre disposition, l’ensemble des installations, avec des règles de priorité. Pour le bien-être de tous, un règlement intérieur est établi et appliqué avec rigueur.

Notre programme est construit pour faire des chevaux polyvalents et endurants.

C’est un long processus qui nécessite du temps, et une progression logique pour le cheval. La polyvalence nécessite l’acquisition stable de chaque base, et non pas seulement de celles liées à une discipline spécifique. L’endurance exige que le cheval ait le temps de mener une croissance progressive, sans traumatisme ni usure prématurée. Si pour le mental, le débourrage peut avoir lieu vers 30 mois, avec un cavalier très léger et des séances courtes, cela exclut totalement l’entrainement à cet âge si nous voulons conserver des chevaux sains, qui durent dans le temps, et espérer les voir encore en état de travailler jusqu’à 20 ans et plus. Un bon cheval est une grande richesse.

1. Education des poulains

Nous éduquons les poulains, pour leur sérénité et votre sécurité. Aux côtés de leur mère, ils apprennent l’attache, le pansage, à monter dans les vans, et marcher en longe. Pour les propriétaires, ce sont des moments privilégiés pour créer le lien. Une véritable éducation, où le poulain conserve le respect de l’humain, et où il intègre qu’il sera respecté dans sa nature de cheval.

2. Préparation des yearlings Les poulains de un à deux ans sont manipulés régulièrement, et apprennent à suivre un cheval en pony. Le jeune cheval apprend à suivre une allure donnée, reste sous contrôle quelle que soit l’allure et les conditions (grands espaces au galop par exemple), ne dépasse jamais le cheval meneur (ne fera pas la course avec les autres), affronte les « dangers » rencontrés avec sérénité puisque rassuré d’être aux côtés d’un cheval adulte serein quoi qu’il arrive. Il apprend à respecter le « waô », à avoir un cavalier au-dessus de lui, à sentir une jambe, contre le flanc, et tout un travail de désensibilisation comme le lasso au-dessus de sa tête, et bien d’autres choses encore. Ces acquis fondamentaux transforment positivement un jeune cheval de façon exceptionnelle, et nous ne connaissons aucune autre façon de le faire. Vous pouvez apprendre avec nous, et si vous devenez propriétaire d’un jeune cheval de notre élevage, vous pourrez partager avec lui ces moments où tout se joue.

3. Débourrage Un cheval débourré est un cheval qui cercle aux trois allures, s’arrête, recule, se déplace latéralement, recule, et sort seul en extérieur de façon raisonnable en étant sous contrôle et en ayant des réactions saines, avec des rênes raisonnablement détendues.

Notre programme se déroule sur 13 semaines. Les cavaliers amènent un cheval au débourrage pour en faire un cheval le plus sécuritaire possible. Par nature, le cheval est né pour fuir. Elle l’a rendu prudent, attentif, rapide, et lui a donné un sens de préservation particulièrement développé. Personne au monde ne peut totalement déraciner cet instinct. Notre travail pendant cette période de débourrage particulièrement, consiste à lui montrer qu’un certain nombre de ces réactions de survie ne sont pas nécessaires lorsqu’il interagit avec l’humain. On gagne ce quart de seconde pendant lequel, avant de fuir, il « décide » s’il peut affronter ou non ce qui l’inquiète. Il apprend à s’arrêter lorsqu’il a peur, au lieu de courir ou de s’en défendre. Le cheval prend confiance en lui et en l’homme, on est bien parti pour 20 ou 30 ans de fidèle partenariat. C’est ce qui fait la solidité de nos débourrages. Ceci mis en place, le cheval est stable dans ses réactions et ses actions, le reste n’est qu’une question de technique. Tous les chevaux ne se ressemblent pas, et rien ne garantit le résultat.

Par la suite, un cheval est un peu comme une voiture : avec de la qualité au départ, si vous faites faire un entretien régulier, vous conservez la qualité de ce que vous avez acquis et réduisez considérablement le risque de voir se développer des problèmes. La première chose dont un cheval a besoin est de se sentir en sécurité avec le cavalier. A partir de là, il donnera tout ce qu’il peut. Le cheval n’envisage pas la sécurité comme vous et moi.

4. Dressage western

Un cheval débourré n’est pas dressé. Le débourrage a établi pour le cheval le cadre dans lequel il travaille. A l’intérieur de ce cadre, tut reste à faire. Le moment et la manière dont la technique lui est proposée détermineront ses comportements sous la selle. Nous travaillons sur une durée minimale de 13 semaines. Parfois seulement 8 semaines quand il s’agit de la phase d’entretien d’un cheval qui sort de chez nous, la remise sous la selle, remise en forme, après l’hiver par exemple, et que le client est régulier. Travail essentiellement technique : Selon la discipline que vous pratiquez, nous (re)mettrons en place les manœuvres utiles, en les affinant jusqu’au point où le cheval voudra bien aller, et selon le temps que vous déciderez de le laisser au travail. Il n’y a aucune magie possible, il faut du temps pour que le cheval acquière des compétences, exactement comme nous. Les manœuvres de base western sont au nombre de 5 : cercle, stop, roll back, spin, changement de pied. La forme que prennent ces manœuvres diffère selon les disciplines pratiquées. Pour y parvenir, les nombreuses sous-manœuvres qui les composent constituent le travail de préparation.

Pour que le cheval puisse réaliser une manœuvre, l’erreur consiste à essayer de la lui faire réaliser directement, ou de la faire répéter une fois qu’il l’a acquise. Ce qu’il faut pratiquer, répéter, ce sont les exercices qui permettent au cheval de faire cette manœuvre avec aisance. Elle est la résultante d’une capacité mentale et physique. La répétition de la manœuvre use le physique et le mental et détruisent la qualité qui aurait pu être obtenue, alors que les exercices vont améliorer la manœuvre visée. En prenant le temps de bâtir un cheval de cette façon, on lui donne la possibilité de pratiquer n’importe quelle discipline, car il aura toutes les bases nécessaires. Il sera facile de passer de l’une à l’autre, ce qui est idéal si vous avez envie de profiter à 100% de votre cheval. On lui donne aussi la possibilité de « s’exprimer », en nous montrant là où il lui est facile d’aller. Un cheval issu d’une lignée de reining peut parfaitement se révéler être plus à l’aise en travail de bétail, par exemple. Doc bar, issu de 2 grands chevaux de courses, a révolutionné le monde du cutting après avoir été un champion de halter. L’idée est d’ « aller avec », et non pas de « forcer dans ». Le respect, l’observation et la compétence font bien plus que la force.

Pour les problèmes de comportement, bien malin celui qui peut dire si un cheval va pouvoir changer ses réactions (quel humain y parvient facilement ?), donc nous ne nous engageons pas sur cette pente glissante. Cependant, quand un sérieux progrès comportemental reste stable longtemps, il y a de fortes chances que le cheval construise dessus. C’est le seul indicateur, et ça ne se fait pas en un jour. Il n’est pas dit que cela donne un résultat quelconque.